Le GRP 2009 dans la peau d'un bénévole ou l'aventure par l'autre bout de la lorgnette...
Ce n'est pas un récit de course bien sûr, plutôt un condensé de sentiments, de moments vécus, d'impressions que j'ai jetés un peu comme ça me venait, mais toujours avec beaucoup d'émotion, pour ma première participation à une épreuve sans dossard...
Bonne lecture... si vous en avez le courage!
Prologue
L'aventure a commencé lorsque j'ai pris la décision de renvoyer un dossier de bénévolat en bonne et due forme aux organisateurs du GRP, il y a quelques mois...
L'idée du bénévolat sur le GRP cru 2009 avait germé dès mon arrêt, aux 2/3 du parcours, sur la version 2008. J'avais compris à travers la discussion avec Simon, un des organisateurs, la difficulté de faire vivre une telle épreuve et la tristesse palpable, dans ses mots, qui faisait miroir à notre propre déception et amertume passagère. En cause, un balisage par endroits et des débalisages fréquents qui avaient été problématiques pour l'ensemble des concurrents, notamment au cours de la première nuit.
Nous avons convenu avec Michel que je ferai l'ouverture de l'Ultra de Vielle-Aure à Villelongue, en essayant de rester le plus longtemps possible devant les coureurs (pas toujours simple,c omme vous le verrez par la suite!) et j'ai planifié de boucler le tour en mode rando après avoir rempli ma tâche d'ouvreur! Ce devrait être une belle journée de ballade! Youpi!
Dur dur d'être un zéro (ou l'homme sans dossard!)
C'est donc d'humeur guillerette que j'ai rallié Vielle-Aure, le jeudi après-midi, veille du départ, pour rejoindre le groupe de bénévoles et prendre les consignes auprès des organisateurs. Après avoir récupéré le talkie-walkie, la batterie de rechange, et une cinquantaine de balises fluo de très belle facture, je me fends d'un p'tit tour sous le chapiteau pour humer l'ambiance d'avant-course :ambiance pro et sereine à la remise des dossards, visiblement ça roule! Le passage au stand Ultrafondus, tenu de main de maître par emmanuel (Le Sanglier) et Sandrine, me permet de saluer une belle brochette d'UFOs, c'est toujours bien sympa ces petits moments d'échange, à parler de tout et de rien, mais souvent de trails, passés ou à venir!
Pendant le briefing, en fin de journée, je ressens une sensation bizarre et désagréable, celle d'être en dehors de la course, d'être un intrus, étranger à l'émotion, l'excitation, voire le stress qui étreint généralement les coureurs pendant le déroulement du briefing... A ce moment-là, j'en suis presque à regretter d'avoir zappé l'inscription, tant je sens confusément que la fête va être belle! Difficile moment qui me serre un peu le coeur et toujours cette sale impression de ne pas être invité à la fiesta... Après avoir salué une dernière fois les têtes connues, je quitte les vaillantes troupes et file faire le plein de carburant à la pasta-party. Là encore, je ne sens pas à ma place, décidément, dur dur pour le moral! Je quitte l'assemblée un peu tristounet et pars au plus vite m'installer au gîte de la Mairie pour recharger les accus quelques heures. Le départ de l'Ultra étant programmé à 5 h, il est prévu que je parte en ouverture 2 h avant, soit 3h pétantes.
Ouvreur – Part 1 : Vielle-Aure - Artigues
2h : réveil, petite douche pour me remettre les idées en place, une petite soupe japonaise pour caler l'estomac et je descend réveiller Michel, qui a installé le sac de couchage au milieu du PC course.
Quelques mots rapides et c'est parti, j'ai l'air d'un sapin de Noël avec mes balises qui volettent dans tous les sens, ça tombe bien, il n'y a pas un chat! Bien sûr, le moment manque un peu de la chaleur et de l'excitation habituelle des départs mais pour la première fois depuis mon arrivée, je me sens enfin dans la course et concentré dans ma tâche d'ouvreur. Bon d'accord, je suis tout seul, j'ai l'air un peu (beaucoup!) glandu avec mes guirlandes, mais quel pied de trottiner dans la nuit en direction de Vignec! Whaouh, je la tiens mon émotion intense! Put... ça ferai presque chialer ces conneries!
Bon, c'est pas le tout, j'ai une tâche à remplir, à moi de jouer pour que tout se passe bien dans quelques heures pour la meute assoiffée de kilomètres et de D+!
Passé Vignec, je vois soudain une frontale descendre par un raccourci : bonne surprise, c'est un collègue bénévole qui a fait l'ascension jusqu'au Col de Portet hier soir pour vérifier le balisage, ça rassure et ça prouve le sérieux avec lequel les organisateurs ont pris le problème du balisage à bras le corps.
C'est donc rassuré que je fais la montée, rajoutant juste quelques balises ou en redéplaçant certaines autres, si nécessaire, mais globalement tout est parfait jusqu'à la route qui mène à Espiaube.
… Et là, changement d'ambiance radical dans ma p'tite tête, je sens le stress qui monte, qui me serre les tripes, comme jamais je n'ai ressenti lors d'une épreuve...J'ai peur, vraiment peur, pas de la nuit, les ballades en solitaire la nuit, ça me botte en principe, non j'ai horriblement peur de me planter dans mon balisage et de foutre en l'air la course, la bête impression qu'à ce moment-là toute la responsabilité de la course m'incombe... alors que des dizaines de bénévoles ont bossé comme des acharnés pendant plusieurs jours pour baliser, contrôler, revérifier le balisage!
Pourquoi cette pétoche? Retour en arrière quelques heures plus tôt, au moment du briefing : la météo s'annonce franchement maussade pour la journée de vendredi avec un brouillard, pouvant être dense, jusqu'à 2000-2200 m...; le brouillard peut-être terrible de jour comme de nuit, pour chercher les balises, même espacées de 30 à 50 m comme c'est le cas sur le GRP 2009. Et l'arrivée sur la route coïncide avec la première alerte question balisage puisque seules quelques flêches de peinture sont tracées sur le côté droit de la route, traces oranges que je peine à trouver dans la nuit, alors que les sacro-saintes balises ont soudainement disparu (débalisage, oubli, …?). Or, il a été confirmé que les balises sont au plus espacées de 50 m et bien qu'ayant déjà fait le même départ l'an dernier,, je flippe bêtement à la recherche d'hypothétiques balises... Je commence alors à poser consciencieusement mes balises, tous les 50 m, jusqu'au hameau d'Espiaube, où je retrouve enfin un balisage conforme à celui du départ. Ouf! Peu à peu, le calme revient dans ma tête, mais l'idée d'avoir le poids et la responsabilité de la course pour quelques heures, en ce qui concerne le parcours, ne me quittera pas de la nuit et de la matinée... Purée, quelle sensation désagréable que cette petite boule qui me noue le ventre!
Le col de Portet est enfin à vue, seuls les moutons ont fait joujou avec les piquets, je les replace tant bien que mal en espérant qu'ils continueront à roupiller jusqu'au passage de la course. Au ravito, je reprends une cinquantaine de jolies balises laissées là à mon attention et je pars sur le GR qui mène au col de Bastanet. En partant, je me dis qu'il faudra penser à rappeler aux bénévoles du col de Portet de faire une signalisation claire pour éviter que les coureurs s'emmanchent sur le mauvais parcours, qui correspond au chemin du retour et que je vois très nettement en contrebas. Malheureusement, la suite du périple me fera oublier de signaler ce point, pour le malheur des deux premiers qui ont choisi la mauvaise option, vraiment désolé les gars...!
Jusqu'aux lac de Bastan, la sente est facile à suivre, même de nuit, mais j'ai toujours en tête l'arrivée imminente du brouillard et je décide de remplacer (ou doubler) les nombreuses rubalises plastiques qui essaiment le sentier par des balises fluo. Mais au bout d'un moment, pour préserver mon stock, et pour conserver suffisamment d'avance sur la course, je signale au PC course la nécessité d'envoyer un baliseur volant (en l'occurrence « Trèfle ») depuis le Col de Portet vers le Col de Bastanet!
Au pied des 2 dernières rampes qui mènent au col de Bastanet, j'ai encore et toujours ce fichu stress, la crainte de me louper, à la recherche des balises, beaucoup moins nombreuses voire bizarrement absentes; je passe en pleine nuit dans le coin, à la recherche incessante de la trace du GR, qui n'est pas toujours évidente dans la rocaille...je me rassure en pensant que les coureurs aborderont ce passage de jour, mais peut-être dans la brouillasse... Et là, soudainement, j'attrape une méga-grosse pétoche, qui me prend d'un coup, violemment, au détour d'un rocher, pas fier le p'tit père, j'vous jure! C'est quoi le problème?!!! Purée, j'ai disntinctement entendu des bruits dans les buissons, quelques dizaines de mètres en contrebas, et allez savoir pourquoi, à ce moment-là, dans la nuit, un seul truc me vient en tête : et si c'était l'Ours!!! Con comme la lune, j'admets, mais suite au récit de l'an dernier où un malheureux concurrent a semble t-il fait une drôle de rencontre avec un ursidé de la plus belle espèce, j'ai rangé l'info dans un p'tit coin de mon cerveau et elle vient de ressurgir brutalement devant mes yeux, warnings, sirène hurlantes! Pas moyen de m'en défaire! J'ai réellement passé un sale quart d'heure à me traiter d'abruti, tout en jetant de temps à autre un coup de frontale en arrière...
Bon, ça ne m'empêche pas d'avancer, bien au contraire! Et je finis par arriver au niveau du cône d'éboulis qui permet d'atteindre le Col de Bastanet. La disparition totale des balises me ramène complètement à mon boulot d'ouvreur et me met la puce à l'oreille... j'ai la confirmation de la visite de sinistres plaisantins sur le parcours, à mon arrivée au Col où je commence à suivre la mauvaise trace vers le Pic de Bastan, la faute à une belle rubalise placée quelques dizaines de m plus haut! Le jour se lève, je devine le lac et les laquets vers lesquels le parcours est sensé passer, comme je le vérifie sur le road-book. Saisi d'un gros doute (débalisge, changement de parcours de dernière minute, ...), j'effectue un nouvel appel au PC course où Michel me confirme mon idée initiale. Le brouillard commence à remonter de part et d'autre dans les vallées de part et d'autre du Col et nul doute que lors du passage de la course, le brouillard sera installée... Je rebalise rapidement le GR jusqu'au lac et retrouve enfin de ci de là quelques balises, mais beaucoup semblent manquer à l'appel.
Et ça continue comme ça pendant toute ma descente... Résultat, je largue ma soixantaine de balises restantes jusqu'après le Barrage de Gréziolles! Entretemps, j'ai fait l'amère expérience du baliseur qui voulait courir, pour essayer de rester devant... Plus occupé à repérer les balises et à contrôler leur espacement qu'à regarder où je pose mes pieds, ce qui devait arriver arriva : double torsion de la cheville dans une gouttière avec de petits craquements sinistres à la clé, et une douleur aigüe pendant une vingtaine de secondes. Après quelques trottinages hésitants, ça redevient supportable et je repars sans trop souffrir en espérant avoir évité le pire (le verdict sera malheureusement autre 40 bornes plus tard...). Un peu plus tard, je retrouve Hugues qui est venu à ma rencontre depuis Artigues,et qui a également reposé de nombreuses balises.
A ce moment de la course, les 8 premiers viennent déjà de me passer à bonne allure, groupés en quelques minutes, gasp déjà 2 h de perdues en 20 bornes, c'est pas glorieux!
Pour revenir aux problèmes du balisage, il est clair que la portion Col de Bastanet-Artigues a fait l'objet de plusieurs débalisages, de différents auteurs :
(1) les bestiaux en tous genres, ovins, bovins, équidés se sont régalés des rubalises orange ou ont pris un malin plaisir à se frotter après les piquets (comme dans la montée sur les pistes de ski en direction du Col de Portet)!
(2) Un ou plusieurs sinistres plaisantins ont rebalisé en direction du Pic de Bastan et débalisé la portion descendante vers Artigues, totalement sur certains secteurs ou partiellement sur d'autres, et par 2-3 fois, j'ai constaté des rebalisages sur des mauvais sentiers à proximité du barrage de Gréziolles. Enfin, à de fréquentes reprises les piquets avaient été consciencieusement balancés derrière les buissons... Et pour finir, quand je suis passé au refuge Campana, le gardien après qu'on se soit salué mutuellement m'a balancé une bafouille pas piquée des hannetons : « Y a eu du débalisage, hein, là-haut, cette nuit?!!! » Je lui juste répondu que, décidément, les nouvelles allaient bien vite en montagne...Pas glop, non pas glop du tout!
Ouvreur – Part 2 : Sencours-villelongue
A mon arrivée à Artigues, à quelques encablures des 8 furieux, Simon prend la décision de me rapatrier directement au Col de Sencours pour que je reprenne mon boulot d'ouvreur sur la section piégeuse entre le Col de Sencours et Hautacam... c'est parti mon quiqui, je décolle avec un peu moint d'1/2 h d'avance sur la meute! Sur cette portion, le balisage est impeccable, et seul le brouillard épais par moments m'a obligé à rajouter par endroits des balises fluo, pour plus de sécurité. Le guide de montagne qui a balisé cette partie et les contrôleurs ultérieurs ont fait du très bon boulot, un plaisir que d'ouvrir dans ces conditions. Ah si, un petit truc, la double fixation, en haut et en bas, de la balise est une bonne idée qui évite les désagréments liés au vent et qui a la fâcheuse tendance de faire basculer les balises de l'autre côté des buissons, comme le stipule la fameuse LEM rappelée par Eric (voir le CR de Coureursolitaires pour les curieux!).
Un peu avant Hautacam, la tête de course me passe (pour la deuxième fois!) comme des avions profitant lâchement du fait que je sois fréquemment obligé de faire des stops rapides pour replacer les rubalises flottantes ou rajouter quelques balises fluo en raison du brouillard qui se densifie peu à peu! Je fais une rapide revue d'effectifs et passe les forces en présence au scanner : Nicolas Darmaillacq paraît super facile, Régis Coummenges semble un peu plus à la peine mais n'hésite pourtant pas à faire la trace dans les bosses; les deux montent régulièrement et d'un bon rythme le petit raidard d'Hourquette d'Escaou. Derrière, ça arrive pleins pots, pas très loin de la tête de course, à 10-15 mn environ à ce moment-là, avec Eric (Coureursolitaires), bien en jambes, Philippe (PhV) qui suit à quelques encablures, Olivier Romain, bluffant de facilité, un basque dont j'ai mangé le nom et Guillaume (guitoune). Madré de dios, 3 UFOs dans les 6 premiers à Hautacam, c'est de la balle!!! Forza les gars! Et bonne route, hein! Perso, je vais profiter 5 minutes du ravito d'Hautacam! Moi, j'ai fini mon job, la prochaine descente est trop évidente pour qu'il y ait le moindre risque d'égarement et qui plus est je vérifierai plus tard qu'elle est impeccablement balisée!
La suite du GRP se passera pour moi en dehors de la course, la cheville gonflée et un peu en vrac après la longue descente vers Villelongue. Sous la tente des pompiers, le verdict est clair (et un peu attendu, à vrai dire) : double entorse et strapping pour soulager les ligaments!
Au final, 60 bornes, 3000m de D+ et 11h de ballade au milieu des lacs, sublime!
Il était une fois un bénévole... La révélation!
OK, c'est une grosse déception de ne pouvoir boucler ce satané GRP, même en mode rando, mais purée, j'ai vraiment pas envie que ça s'arrête!!! Petit à petit, subrepticement, tout en douceur je passe de l'univers du coureur à celui du bénévole, les idées noires s'envolent comme par enchantement dès que je reprends la route avec Simon pour effectuer un retour motorisé vers Vielle-Aure...J'ai enfin retrouvé la banane et ça va durer jusqu'au dimanche matin! Quel pied!
Trop difficile de livrer ici tous ces instants de vie qui m'ont abreuvé pendant ces deux jours et de mettre des mots sur les émotions vécues, mais je peux vous assurer que j'avais rarement (jamais?) vécu quelques chose d'aussi intense (dans le cadre de mes activités sportives s'entend!), des moments de vie super sympa au PC course, avec toute l'équipe, organisation, bénévoles, un groupe soudé pour faire du GRP un feu d'artifices!!!
Epilogue
A mon tour donc, de tous vous remercier du fond du coeur, pour tout ce que vous avez montré pendant ces trois jours!
- D'abord, bien sûr, les Gentils Organisateurs, Michel, Simon, Hugues, Alain, le pro de l'informatique et responsable du suivi temps réel, Yves, le papa de Michel, toujours à l'affût au PC course, et tou(te)s les bénévoles, croisé(e)s de près ou de loin, notamment la fine équipe qui tentait de roupiller quelques heures par-ci par-là, et à tour de rôle, dans le gîte de la Mairie
- Merci aux spectateurs et spectatrices qui ont grandement contribué à ce que la fête soit pleinement réussie! Jetez un coup d'oeil à la vidéo de France 3 (http://jt.france3.fr/regions/popup.php?id=b31a_1920&video_number=6, à partir de 16min55), pour vous en persuader et observez l'oeil brillant des 2 mamies installées sur leur banc à 4h30 du mat' à commenter le départ du GRP! Pour moi c'est le vrai beau symbole de la communion entre la course et les habitants du coin, la vraie réussite de cette édition 2009!- Merci aussi aux coureurs, pour les sourires à l'arrivée, pour la beauté de ces passages de ligne, seuls ou en groupes, avec souvent la larme à l'oeil, beaucoup de fatigue bien sûr, mais surtout une sérénité et une satisfaction intense qui se lisait dans les yeux de ceux qui avaient vaincu la bête!
- Et merci enfin à tous les accompagnant(e)s, stressés, tendus, inquiets, à la recherche de la moindre parcelle d'information sur leurs poulains, de jour comme de nuit, attendant un message de réconfort sur leur état de forme, des prévisions sur leur temps de passage probable au prochain CP... bref, j'ai un peu l'impression de jouer à Mme Soleil, ou à Macha Meryl, à prodiguer des conseils, à donner des nouvelles rassurantes, de faire comme si l'ultra pouvait être une science exacte et les coureurs des robots programmés pour vaincre! Super souvenirs vraiment! Rien que pour ces échanges furtifs avec les familles je reviendrai un de ces quatre sur un PC course, j'ai pris ma dose d'émotions pour un bon moment!
Merci donc une nouvelle fois à mes hôtes d'un week-end pour l'accueil, pour m'avoir donné la chance de vivre une expérience inoubliable et de partager les coulisses de votre réussite totale, en équipe, au PC course! C'était vraiment sympa d'observer de près la mécanique huilée d'un événement très bien préparé!!! Le bébé est né et bien né, surtout gardez l'esprit! Un mythe est en route, longue vie au GRP!!!
Encore chapeau à toute l'équipe, vivement l'an prochain, et avec le soleil, en plus!
Philippe_GRP 2010 avec un dossard_sinon rien!![]()




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